Cercaphi-prépa-bac/Séries CDGF Exercice sur texte

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CERCLE CAMEROUNAIS DE PHILOSOPHIE / DÉLÉGATION RÉGIONALE DE DOUALA
Correction-cercaphi      [email protected]           Séries scientifiques, commerciales et industrielles
EXERCICE SUR TEXTE
Texte : « Un ami n’est-il pas, tout au moins quand il est adroit, une source de consolation, tant par sa présence que par ses paroles ? Il connaît, en effet, le caractère de son ami, ce qui lui plait et ce qui l’afflige. En revanche, il est pénible de sentir un ami partageant douloureusement nos propres infortunes puisque tout ami évite d’être pour ses amis une cause de chagrin. Aussi les hommes naturellement courageux se gardent-ils de donner à leurs amis des occasions de compassion et, à moins d’être d’une insensibilité excessive, on ne supporte pas volontiers de leur causer du chagrin. En un mot, un homme de cette trempe n’admet pas dans la société ces faiseurs de lamentations en commun, n’étant pas lui-même porté à se lamenter. Par contre, les femmelettes et les hommes qui leur ressemblent recherchent avec plaisir des gens qui prennent part à leurs gémissements ; ils les chérissent en tant qu’amis et associés de leurs propres souffrances. Or il est évident qu’en tout, c’est le meilleur qu’il faut imiter ».
Aristote, Ethique de Nicomaque, livre IX, chap.XI, G-F, 1965, p.256
QUESTIONS
1-Dégagez la thèse de l’auteur ainsi que la structure logique du texte. 3pts
2– Définir : un ami ; les faiseurs de lamentations. 2pts
3- Expliquez cette phrase : « tout ami évite d’être pour ses amis une cause de chagrin ». 3pts
4- Devons-nous relater nos souffrances à nos amis ? 12pts.
 
RÉPONSES AUX QUESTIONS.
1-a. Pour l’auteur, il faut éviter de raconter ses souffrances à son ami et de lui causer ainsi du chagrin et de la peine.
b- Le texte a trois idées essentielles :
– La première idée fait savoir que toute personne est sensée connaître le caractère de son ami, ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas.
– La seconde idée montre que l’homme courageux se garde de causer du chagrin à son ami en se refusant de  lui raconter toutes ses souffrances.
– La troisième idée soutient que dans la vie, on ne réussit qu’en imitant les meilleurs.
2- Définir :
– un ami : c’est l’autre avec qui j’entretiens une relation basée sur la confiance et la confidence.
– Les faiseurs de lamentations : ceux qui se plaignent de tout et de rien, et qui suscitent  pitié et compassion.
3 – Par cette phrase, l’auteur veut dire qu’un vrai ami évite de causer des soucis ou de la peine à ses amis. C’est-à-dire que dans son comportement, il fait des efforts pour ne pas blesser ses amis par ses paroles ou par ses actes. Il ne leur dit pas des choses qui peuvent les mettre mal à l’aise.
 4 – Devons-nous relater  nos souffrances à nos amis ?
INTRODUCTION
Problème : la place de la souffrance dans une relation amicale.
Problématique : Dans quelle mesure devons nous-nous relater nos souffrances à nos amis ? N’est-il préférable de partager plutôt ses joies avec ses amis ? Quelle véritable place doit occuper la souffrance dans la relation entre amis ?
DÉVELOPPEMENT (GRANDES LIGNES).
Thèse : Il faut relater ses souffrances à ses amis.
• Un ami, c’est un confident. On doit pouvoir, sans craintes, lui raconter sa vie en bien ou en mal.
•  Comment mon ami peut-il m’aider s’il ne connaît pas le mal qui me ronge ou qui me tue ? Si par exemple j’ai des mauvaises notes en philosophie et que j’ai un ami qui est brillant dans cette discipline, je dois pouvoir porter ma difficulté à son attention. Il en est de même pour un mal physiologique ou une crise financière passagère.
•  Montaigne, à ce sujet dit que « deux amis, c’est une seule âme habitée dans deux corps ». Avant lui, Aristote faisait savoir qu’ « un ami c’est un autre soi-même ». Comme pour dire que deux amis sont sensés se connaître parfaitement et ne devraient donc rien se cacher. Mais n’est-il pas indigne et gênant de porter ses problèmes à l’attention de ses amis ?
Antithèse : Il est gênant de conter ses difficultés à ses amis.
• Un ami, certes, est un confident. Mais pour que cette confidence ne se transforme pas en séances de lamentations et de gémissements, il est important que l’on porte plus ses joies que ses peines à l’attention de ses amis. Les gens se méfient de ceux qui ne les rencontrent que pour pleurer ou pour exposer leurs problèmes. Cette petitesse d’esprit est le propre de ceux qu’Aristote appelle « les femmelettes » ou « les faiseurs de lamentations ».
• Pour qu’une amitié ne se fragilise ou ne se casse, il faut avoir la force et le courage de cacher ses souffrances. Les hommes aiment se rattacher à ceux qui pensent grand et qui s’élèvent au-dessus de la banalité et des jérémiades. Aristote fait bien de remarquer qu’ « il est évident qu’en tout, c’est le meilleur qu’il faut imiter ».
Synthèse : Il est important de sélectionner les souffrances et les joies qui doivent être relatées aux amis.
Mon ami est le prolongement de mon être. Il est comme une partie de moi-même. Ne pas lui parler de mes difficultés, c’est ne pas lui faire confiance. Or c’est la confiance qui fonde véritablement une amitié. Mes joies et mes peines sont donc les siennes aussi. Mais il est bien, pour ne pas pourrir l’amitié, de sélectionner les types de souffrances ou de joies à lui relater. Il y a des souffrances décentes et il y a des souffrances indécentes. De même, il y a des joies décentes et il y a des joies indécentes.
 
CONCLUSION A PRODUIRE PAR LE CANDIDAT !  
              BONNE CHANCE AU BAC !!!

Publié par

ulrich gaping

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