CERCAPHI- PREPA-Bacc A4 : Texte de NJOH MOUELLE sur le SOLIDARISME

Corrigé d’un texte de NJOH MOUELLE (Système camerounais)
Sujet. Dégagez l’intérêt philosophique du texte suivant à partir de son étude ordonnée.

« Le solidarisme, comme pourrissement de la vraie solidarité est aujourd’hui un mal, celui même qu’on dénomme « parasitisme social ». Il n’est pas une valeur traditionnelle qu’on puisse entreprendre de sauver des assauts du modernisme. Le solidarisme est au contraire un frein au développement. Le favoriser équivaudrait à favoriser l’existence d’un type d’homme qui se caractériserait par la paresse, le refus de tout effort et, pour tout résumer, la démission de toute responsabilité vis-à-vis de soi-même et vis-à-vis des autres. Or il s’agit pour nous de passer d’une « civilisation de la gratuité » à une civilisation du travail ; encore que la civilisation du don elle-même impliquait aussi le contre don. L’authentique situation africaine qu’on puisse valoriser est celle qui faisait une place identique au « donner » et au « recevoir ». C’est dans la situation de crise que nous constatons qu’au nom d’une solidarité maligne, certaines catégories de personnes ne voient plus que le seul « recevoir » et oublient le « donner ». En pensant à donner, on prouverait qu’on demeure conscient de ses responsabilités à l’égard de soi-même aussi bien que des autres membres de la communauté. Aucune valeur traditionnelle ne mériterait une attention particulière si elle ne devait contribuer qu’à donner naissance à un type d’homme oublieux de ses devoirs, démissionnaire de ses responsabilités, consommant tout et ne produisant rien ».
Ebénézer NJOH MOUELLE, De la médiocrité à l’excellence, Yaoundé, CLE, 1970, pp.67-68.

I- PRÉPARATION DU COMMENTAIRE (Travail à faire au brouillon)
a) Situation du texte : Le texte qui est soumis à notre réflexion est extrait de l’ouvrage d’Ebénézer Njoh Mouelle intitulé De la médiocrité à l’excellence. Sa préoccupation dans ce livre est de questionner la signification humaine du développement.
b) Thème du texte : Le texte porte sur le solidarisme.
c) Problème philosophique : L’auteur pose la question de savoir ce que c’est que le solidarisme.
d) Thèse de l’auteur : Selon Njoh Mouelle, le solidarisme est un mal, un frein au développement, un parasitisme social, une fausse solidarité.
e) Problématique : En refusant d’accorder une quelconque valeur au solidarisme, Njoh Mouelle n’encourage-t-il pas un mode de vie dangereux parce qu’excluant l’humanisme, l’altruisme, la générosité et la fraternité ?

II- PLAN DU TEXTE
Le texte a trois idées fortes : L’auteur commence par donner les caractéristiques du solidarisme. Ensuite il exige le passage de la civilisation de la gratuité à la civilisation du travail. Enfin il soutient que toute valeur traditionnelle qui donne naissance à un type d’homme qui consomme tout et ne produit rien ne mérite aucune attention parce qu’elle est mauvaise.

III- RÉDACTION INTÉGRALE.

a) DÉFINITION DU PROBLÈME (Introduction) :
A produire par le candidat en s’inspirant des étapes de la préparation du commentaire.

b) EXPLICATION ANALYTIQUE
A produire par le candidat, en s’inspirant du plan du texte.

c) RÉFUTATION DU TEXTE:
Njoh Mouelle rejette totalement le solidarisme, qui est selon lui « le pourrissement de la vraie solidarité ». Une telle condamnation sans appel du solidarisme nous semble excessive, surtout si on tient compte du mode de vie traditionnel africain. A l’écouter, on se croirait en Occident où un certain égoïsme, un certain individualisme quasi-officiel pousse chacun à ne penser qu’à lui-même, et à ne donner que s’il est sûr de recevoir. Dans une telle société, les pauvres et les indigents sont condamnés à périr, parce que n’ayant pas les moyens de donner. Ici, l’humanisme et l’altruisme ne sont que de vains mots. Or chez nous, la bonne vieille hospitalité africaine est devenue positivement légendaire. On en parle partout dans le monde comme étant une valeur humaine à préserver et à imiter. Cette hospitalité encourage la pratique de la générosité, de la solidarité, de la fraternité, de l’entraide, du partage, sans considération de classe, de tribu ou de race. Ici on donne à l’autre qui est dans le besoin sans nécessairement attendre quelque chose de lui. On lui donne parce qu’on veut l’aider. On lui donne parce qu’il mérite de vivre. On lui donne parce qu’on a honte, comme le disait Albert Camus, de vivre heureux tout seul.Dans la Bible, Jésus renforce cette idée en encourageant l’amour du prochain et en nous demandant de faire du bien, de donner sans rien espérer.Notre monde, profondément marqué par un égoïsme inhumain, a besoin de communication et de communion.
Cette réserve faite, le texte de NJOH MOUELLE n’a-t-il aucun mérite?

d) RÉINTERPRÉTATION DU TEXTE: A suivre…

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